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Media release
19 October 2006
IFJ Calls for Release of Journalist Held in Gabon
The International Federation of Journalists (IFJ) today called for the immediate and unconditional release of Norbert Ngoua Mezui, editor of Nku'u Le Messager newspaper, who this week began serving a sentence related to a three-year-old libel action.
Mezui was sentenced by a judicial tribunal in 2003 to 21 days of imprisonment for "press slandering." This decision followed a trial brought to the court by the paymaster of the general treasury against the weekly newspaper Misamu (whose publication has been suspended since then) and Mezui, author of the article that alleged that Equatorial Guinea was paying the salaries of the civil servants of Gabon.
Mezui’s lawyer, Nkéa Nzigué, told the Gabonese Press Agency (AGP) that the fact that the court did not react to the appeal of his client at the time of his sentencing means that there is no case against him.
Mezui, who is also the President of the Association of Free Press Professionals (APPEL) of Gabon, was arrested on Tuesday, four days after the pro-government newspaper Le Crocodile raised the issue in its October 13 edition.
"We are calling for the immediate and unconditional release of Norbert Ngoua Mezui," said Gabriel Baglo, Director of IFJ Africa Office. "The Gabonese court’s decision is just an attempt to intimidate journalists in the wake of the scandal surrounding the sale of the island of Mbanié."
Some pro-government newspapers, L’Union and Le Crocodile especially, have accused three government ministers of trying to convince President Omar Bongo to sell Mbanié to Equatorial Guinea. The island is the object of a territorial disagreement between the two countries.
Other newspapers, including Nku'u Le Messager and Echos du nord, have disputed this accusation.
The newspapers have been feuding since September, even publishing personal attacks.
"We are saddened by this conflict between colleagues in the same profession and urge the Gabonese journalists to behave ethically and professionally and respect their colleagues,” Baglo said. “This continued fighting will only make it easier for the enemies of press freedom in Gabon to attack them."
For further information contact the IFJ: +221 842 01 42
The IFJ represents over 500,000 journalists in more than 110 countries
[FR]
La FIJ demande la libération du journaliste incarcéré au Gabon
La Fédération Internationale des Journalistes (FIJ) demande la libération sans condition du directeur de publication et journaliste d’un bimensuel privé arrêté le mardi 17 Octobre pour purger une peine dans le cadre d’une action en diffamation datant de 2003.
Mezui directeur de publication de Nku'u Le Messager, était condamné en 2003 en première instance pour « diffamation par voie de presse » à 21 jours de prison ferme. Cette décision a fait suite à une action intentée par le Trésorier payeur général contre l’hebdomadaire Misamu (suspendu depuis lors) et Mezui, auteur de l’article incriminé, indiquant que la Guinée équatoriale payait les salaires des fonctionnaires du Gabon.
Selon l’avocat du journaliste, Me Nkéa Nzigué, cité par l’Agence Gabonaise de Presse (AGP), l’appel de ce jugement fait par son client à l’époque était resté sans suite et le tribunal n’ayant pas fait diligence de sa décision, cette affaire est définitivement éteinte de l’action publique.
L’arrestation de Norbert Ngoua Mezui qui est aussi le Président de l’Association des professionnels de la presse écrite libre (APPEL) du Gabon, est intervenue quatre jours après l’exhumation de la condamnation par le journal progouvernemental Le Crocodile, dans son édition du 13 Octobre.
« Nous demandons la libération immédiate et sans condition de Norbert Ngoua Mezui, » a dit Gabriel Baglo, Directeur du Bureau Afrique de la FIJ. « Cette décision arbitraire de la justice gabonaise est une tentative d’intimidation manifeste à l’encontre de certains journalistes sur la sellette dans le scandale de la vente de l'îlot de Mbanié.»
Certains quotidiens progouvernementaux, L'Union et Le Crocodile en tête, accusent en effet trois ministres d’avoir essayé de convaincre le Président de la République, Omar Bongo de vendre à la Guinée équatoriale l’îlot de Mbanié, objet d’un différend territorial entre les deux pays. D’autres organes de presse, dont Nku'u Le Messager et Echos du nord réfutent cette information. C’est donc à une guerre que se livrent ces journaux depuis début Septembre allant jusqu’à des attaques personnelles.
« Nous sommes attristés par ce conflit anti-confraternel et appelons les journalistes gabonais à revenir au respect de l’éthique et la déontologie, pour éviter de donner l’occasion aux ennemis de la liberté de la presse au Gabon de sévir » a dit Gabriel Baglo.
Pour plus d’informations, merci de contacter le + 221 842 01 43
La FIJ représente plus de 500 000 journalistes dans plus de 110