IFJ/WAJA Condemn “Arbitrary Arrest” of Journalist in Burkina Faso
The International Federation of Journalists and the West African Journalists’ Association (WAJA) today condemned the arrest and detention of a journalist in Burkina Faso.
On 5 November, Matthieu N’Do, co-director of the weekly San Fina was detained by national police at the Ouagadougou airport, as her returned from an investigative trip to the Ivory Coast. He has been imprisoned at the police barracks of the ‘Compagnie Républicaine de Sécurité (CRS)’ since his arrest without permission to contact his family or colleagues.
“This case harks back to the tragic assassination of reporter Norbert Zongo,” said Ibrahim Famakan Coulibaly, President of WAJA, during the course of West African regional conference in Dakar, Sénégal. “His arrest is a totally unacceptable and arbitrary decision”.
Protests organized by the Journalists’ Association of Burkina (AJB) and the Burkina Human Rights Movement have had little to no effect.
“Matthieu N’Do has not even been allowed to consult a lawyer,” said Jean Claude Méda, President of the AJB. “His case smacks of a real effort to censure a leading media representative”.
The IFJ and the WAJA remain extremely concerned over the motives behind the arrest of their colleague and demand a public explanation by the Burkina authorities. Both organizations strongly condemn the illegal arrest and detention of N’Do and are calling for his immediate release.
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Communiqué de presse 10 Novembre 2004
La FIJ et l’UJAO condamnent « l’arrestation arbitraire » d’un journaliste au Burkina Faso
L’Union des Journalistes de l’Afrique de l’Ouest (UJAO), qui rassemble les organisations professionnelles des seize Etats d’Afrique de l’Ouest, et la Fédération Internationale des Journalistes, la plus grande organisation de journalistes dans le monde, ont dénoncé aujourd’hui l’arrestation et la détention de Matthieu N’Do, co-directeur de publication de l’hebdomadaire San Fina.
« L’affaire rappelle de sombres souvenirs liés à l’assassinat du journaliste Norbert Zongo » a déclaré Ibrahim Famakan Coulibaly, Président de l’UJAO, lors d’une réunion à Dakar qui réunit l’ensemble des représentants de l’UJAO. « Cette arrestation relève d’un ordre arbitraire, totalement inacceptable »
Le journaliste a été interpellé par la police nationale à l’aéroport de Ouagadougou vendredi 5 novembre, à son retour d’un reportage en Côte d’Ivoire. Incarcéré depuis son arrestation au camp de la Compagnie Républicaine de Sécurité (CRS) dans la capitale burkinabè, il n’a pas été autorisé à entrer en contact ni avec sa famille ni avec ses collègues. Les démarches entreprises depuis lundi par l’Association des Journalistes du Burkina (AJB) et le Mouvement Burkinabé des Droits de l’Homme et des Peuples auprès des autorités sont restées vaines.
«Matthieu N’Do n’a toujours pas été autorisé à consulter un avocat » a déclaré Jean Claude Méda, Président de l’AJB. « Il s’agit d’une véritable mise au secret d’un responsable de publication ».
La FIJ et l’UJAO s’inquiètent des motifs qui ont pu conduire à l’arrestation du journaliste et demande aux autorités burkinabé de s’expliquer publiquement. Elles dénoncent fermement les conditions illégales de garde à vue et demandent la libération immédiate de Matthieu N’Do.
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