IFJ Launches Campaign To Reform Algerian Media And Criticises Legal Enforcement of Ethics Code
The International Federation of Journalists today relaunched its Solidarity Centre in Algiers with a call for Algerian journalists to work together to promote independent media and decent working conditions for journalists throughout the country.
“Algerian journalists work in difficult and sometimes shocking conditions,” said Aidan White, IFJ General Secretary. “It is time for journalists to join together to fight for their professional rights as well as rights at work.”
The IFJ Centre, which was first opened in 1996, but has been inactive for the last two years, will be the focal point of a new campaign to improve the right of Algerian journalists. The centre will co-ordinate a nationwide survey of the current status of journalists in Algeria and will be one of four countries in the Arab World where the IFJ is launching a new trade union development programme.
“The Algerian media often fail in their responsibility to provide basic working conditions and employment rights,” said White. “The fight for press freedom is always a top priority, but we cannot use professional difficulties as an excuse for failing to provide decent standards in the workplace.”
Yesterday, White met with Algerian Communications Minister Dr Boudjemad Haichor urging him to avoid confrontation with media groups over plans for legal enforcement of a code of ethics on the media. The IFJ says the solidarity centre at the Maison de la Presse will promote a broad range of actions to improve the media landscape including:
Reform of the state radio and television scene to encourage public service broadcasting. The IFJ centre will organize a national event next year on the issue;
Reform of the system for allocating public advertising to make the system open, transparent and accessible to all;
Reform of the penal code and information code to remove the possibility of journalists being sent to jail for professional activity. The IFJ centre will monitor attacks on press freedom and campaign against the jailing of journalists.
“These are first steps that must be taken to create professional confidence across the media,” said White. “Talk of a new law on a code of ethics for journalists causes concern that the aim is to control journalists and to manipulate media for political reasons.
“We must have a broader base for reform that encourages self-regulation. We need a culture of journalism with the confidence to face up to its responsibilities and to make self-correction when it is needed,” he said.
The IFJ is working closely with its affiliate, the Syndicat national des Journalistes, to encourage more recruitment and to strengthen the union presence in Algeria’s news rooms.
“The union should be the unquestioned voice of Algerian journalists,” said White. “We will do all we can to support their plans to strengthen their membership base and to provide support to journalists throughout the country wherever they need support.”
The solidarity centre will closely monitor current discussions on the status of journalists in Algeria and the debate about who has access to the profession. As part of this work a detailed national survey of journalism is planned.
The impetus to revive the centre came earlier this year following international protests in the cases of jailed journalist Ghoul Hafnaoui and Mohamed Benchicou.
“These cases have stirred fears for press freedom in Algeria,” said White. “It is now time for Algerian journalists themselves to show that they can work together to protect and enhance their rights. The centre, with the support of the SNJ, will be there to help them do just that.”
Click on the following link for more information - http://www.ifj.org/default.asp?index=2794&Language=EN
For more information contact: +32 2 235 22 11
The IFJ represents more than 500,000 journalists in over 110 countries
Communiqué de presse 10 Novembre 2004
La FIJ lance une campagne de solidarité en faveur des médias algériens et critique le projet de loi portant sur la mise en application légale du code de l’éthique
La Fédération internationale des journalistes a ouvert son centre de solidarité à Alger aujourd’hui. A cette occasion, la FIJ lance un appel à tous les journalistes algériens de joindre leurs efforts afin de promouvoir les médias indépendants et des conditions de travail décentes pour l’ensemble des journalistes à travers le pays.
«Les journalistes algériens travaillent dans des conditions de travail difficiles et parfois même déplorables,» a déclaré Aidan White, Secrétaire Général de la FIJ. «Il est temps pour les journalistes de s’unir pour faire valoir leurs droits professionnels et sociaux.»
Le centre de la FIJ, ouvert en 1996, a suspendu ses activités pendant deux ans. Relancé en 2004, le centre servira de point de départ à une nouvelle campagne visant à renforcer les droits des journalistes algériens. Le centre FIJ d’Alger coordonnera une étude à l’échelle nationale qui s’intéressera au statut des journalistes en Algérie, faisant de l’Algérie le premier de quatre autres pays arabes à se trouver engagés dans le développement d’un programme syndical piloté par la FIJ.
«Les médias algériens ont souvent failli à leurs responsabilités d’assurer des conditions de travail et des droits sociaux élémentaires, » a estimé Aidan White. «La lutte pour une presse libre demeure la priorité, mais nous ne pouvons néanmoins invoquer les difficultés professionnelles comme excuse pour nous soustraire à notre obligation de garantir des normes décentes sur les lieux de travail.»
Le Secrétaire Général a rencontré hier le ministre de la Communication Dr Boudjemad Haichor et l’a exhorté à éviter toute confrontation avec la presse par rapport aux plans visant à la mise en application légale de l’éthique journalistique. La FIJ assure que le centre de solidarité d’Alger servira à lancer une grande variété d’actions tendant à améliorer le paysage médiatique. Celles-ci comprennent:
Une réforme des médias audiovisuels étatiques afin d’encourager le service public de radiodiffusion. L’année prochaine, la FIJ projette d’organiser une rencontre nationale consacrée à ce même thème.
Une réforme du système d’attribution des revenus publicitaires publics pour le rendre ouvert, transparent et accessible à tous
La réforme du code pénal et du code de l’information en vue de supprimer les articles qui exposent le journaliste aux peines d’emprisonnement durant l’exercice de son métier. Le centre servira d’observatoire de surveillance des attaques contre la liberté de la presse et mènera une campagne contre l’emprisonnement des journalistes.
«Ceci constitue les premiers pas qu’ils nous faut faire pour instaurer la confiance professionnelle dans les médias,» dit White. «Les discours d’une nouvelle loi sur un code de l’éthique pour les journalistes sont préoccupants de par la possibilité qu’ils sous-entendent que le but est de contrôler les journalistes et de manipuler les médias pour des raisons politiques.
« Nous devons élargir la base des réformes encourageant l’autorégulation. Il nous aussi faut établir une culture du journalisme suffisamment assurée pour faire face à ses responsabilités et pour s’autoréguler quand il le faut », a-t-il ajouté.
La FIJ travaille très étroitement avec son affilié algérien, le Syndicat National des Journalistes, afin d’encourager davantage d’adhésions et de renforcer la présence du Syndicat dans les salles de presse en Algérie.
« Le syndicat devrait se faire le porte-parole incontesté des journalistes algériens », a dit White. « Nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour soutenir ses projets de consolidation de la base de ses adhérents et d’assurer son soutien aux journalistes à travers le pays, et ce à chaque fois qu’ils en ont besoin ».
Le centre de solidarité suivra de près les débats sur le statut du journaliste en Algérie et sur l’accès à la profession. Dans ce cadre, un sondage national détaillé fera également partie de ce travail.
La décision de relancer le centre a été prise cette année suite aux contestations internationales contre l’emprisonnement des journalistes Mohammed Ben Chicou et Ghoul Hafnaoui.
« Ces cas ont ravivé les craintes au sujet de la liberté de la presse en Algérie », a déclaré White. « Il est temps pour les journalistes algériens eux-mêmes de montrer qu’ils peuvent travailler ensemble pour protéger et renforcer leurs droits. Le centre, avec le soutien du SNJ, sera présent pour les aider ».
Pour plus d’informations cliquez sur le lien ci-contre: http://www.ifj.org/default.asp?Index=2795&Language=FR
Plus d’informations de la FIJ: +32 2 235 22 11
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